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Psychothérapies et Bien-Être

Davina raconte son deuil d'une fausse-couche grâce à l'EFT

Je venais juste d'avoir 40 ans et l'idée d'un petit deuxième, bien ancrée, me trottait depuis longtemps déjà dans la tête. Aussitôt dit, aussitôt fait...de toute façon: il était temps!!!
Je ne sais pourquoi (alors que tout s'était bien passé pour mon premier fils) et ce, depuis le début de la grossesse, on peut dire que "je ne le sentais pas"..."quelque chose clochait". En effet, je perdais un peu de sang quasi quotidiennement depuis le tout début de l'annonce de ma grossesse. Sur ce point, ma gynéco se contentait de me rassurer... "c'était pas grave, le bébé allait bien puisque son coeur battait et donc pas de quoi s'inquiéter".
Et pourtant, ce qui devait arriver arriva... Ce fameux dimanche, j'avais mal dans le bas du ventre, je ne me sentais pas très bien, je saignais encore et j'ai donc décidé de me rendre à l'hôpital pour vérifier tout "en sachant" ce que le médecin allait me dire: son petit coeur s'était arrêté de battre. Cruel verdict, la négation, les larmes...le choc, malgré le fait que je savais, j'étais anéantie...
Je sentais que j’allais sombrer, je me sentais dépressive, nulle, vide, (espoir brisé ? attente déçue ? inquiétudes quant à l’avenir ?) et ensuite la culpabilité … je voulais comprendre et trouver la cause … identifier le ou la coupable. Toute cette tristesse que je n’arrivais pas à évacuer … Face au médecin qui a banalisé l’événement (vous recommencerez plus tard … la vie continue), j’ai ressenti (après une période de solitude nécessaire) le besoin de parler de cette douloureuse expérience à Sabine.
J’avais déjà expérimenté les techniques d’EFT auparavant et on s’est dit que cela pourrait peut-être m’aider à surmonter cette épreuve et à « faire le deuil » de cet enfant perdu (je n’y croyais pas trop mais de toute façon « ça ne pouvait pas faire plus mal » alors pourquoi pas ?).
Nous étions dans le jardin et – déjà pendant la séance (malgré les tonnes de kleenex engouffrées !) – j’ai senti ma douleur « s’évaporer dans l’air » (je me sentais « soulagée » et « délivrée » émotionnellement de ce « poids » sur mon cœur et ma conscience …). J’ai ri, nous avons ri, et j’ai même réussi à dire « adieu » à ce petit bout qui avait décidé de ne pas naître. Je pense que cette séance m’a permis de faire le deuil de cet enfant, elle m’a également déculpabilisée et permis de remonter la pente pour mieux affronter l’avenir ainsi que le regard des autres (à ceux-qui savaient déjà et se montraient gênés en ma présence, je pouvais dorénavant dire que j’allais bien … je pense même que personne n’y croyait vraiment et qu’ils pensaient plutôt que « je jouais à tout va bien » … et pourtant j’allais incroyablement bien.
La thérapie a permis de m’aider à faire le deuil, à transformer mes sentiments d’oppression, de douleur, de tristesse et de culpabilité en un sentiment de « délivrance » et d’apaisement …
J’en profite pour remercier ma thérapeute miracle et encourage les personnes sceptiques à faire un petit essai (peut-être serez-vous les suivants à venir témoigner …).

Davina